Mars 2026 : entre solidarité et nouvelles découvertes
Mars 2026. Pour la cinquième fois, je retrouve le chemin de Sandicoly, dans le Niombato. Comme lors de mon précédent séjour, je pars seul. Mais cette fois, dès mon arrivée, une préoccupation m'attend.
Quelques semaines auparavant, en février, un incident s'était déclaré dans l'école maternelle du village. Heureusement, aucun enfant ni membre du personnel n'avait été blessé. Mais les dégâts matériels étaient importants (panneau solaire, matériel scolaire et médiathèque).
Avec d'autres voyageurs déjà présents sur place, c'est donc l'une des premières choses que je souhaite faire : aller voir l'état de l'école et participer, simplement, à ce qui peut être fait immédiatement.
Avant de reconstruire, il faut commencer par nettoyer
Une petite journée est consacrée au tri, au nettoyage et au rangement.
Il faut retirer ce qui est endommagé, récupérer ce qui peut encore servir et remettre un peu d'ordre dans les lieux.
Ce n'est évidemment qu'une petite contribution face à l'ampleur des travaux qui seront nécessaires pour reconstruire.
Mais il faut bien commencer quelque part.
Et pouvoir donner quelques heures de son temps à un projet qui concerne directement les enfants du village donne une nouvelle fois tout son sens à ces séjours.
Cette année, la nature m'appelle ailleurs
Une fois cette première mission accomplie, je retrouve rapidement ce qui m'a fait revenir au Sénégal année après année : la nature et la photographie.
Mais pour cette cinquième édition, j'ai envie de changer un peu mes habitudes. Découvrir de nouveaux endroits. Explorer d'autres milieux.
Et surtout, travailler différemment mes photographies.
Je pars notamment à la découverte de la célèbre l'île de Kousmar. La saison est déjà bien avancée et les grands rassemblements d'oiseaux migrateurs sont en partie derrière nous. Mais peu importe.
L'intérêt est aussi de découvrir un nouveau territoire et de photographier dans un environnement différent.
L'art de l'affût
Ce séjour est également l'occasion de multiplier les séances d'affût.
S'installer. Attendre. Observer. Rester discret. Avoir chaud, très chaud. Puis recommencer.
L'affût permet de changer complètement son approche de la photographie animalière. Il ne s'agit plus d'aller chercher l'animal, mais de créer les conditions pour qu'il vienne à soi.
Et après plusieurs années à parcourir le Niombato, j'apprécie de plus en plus cette façon de photographier.
Prendre le temps. Regarder autrement. Attendre parfois longtemps pour quelques secondes d'observation ou une seule image.
Cinq séjours, et toujours cette envie de revenir
Cinq voyages à Sandicoly et le sentiment que le territoire n'a toujours pas livré tous ses secrets.
À chaque séjour, de nouvelles rencontres, de nouveaux paysages, de nouvelles espèces ou simplement une nouvelle manière de regarder ce que je pensais déjà connaître.
Cette année encore, je repars avec des images plein les cartes mémoire...
Mais surtout avec l'envie de continuer à explorer.
Le Niombato a encore beaucoup de choses à me montrer.